ROCK STORYPas de la gastronomie, mais un bon buffetPhilippe Meilleur Le Journal de Montréal 30-11-2007 | 11h58
C'est du moins la réflexion qui nous trotte dans la tête après une soirée en compagnie des chanteurs Jean Ravel et Élyzabeth Diaga. Rien à redire sur le plan de l'interprétation. Les voix sont aussi justes que le sont les musiciens. De Sunday Bloody Sunday en ouverture à Bohemian Rhapsody en fermeture, les artistes rendent leurs classiques avec une passion que l'on soupçonne sincère et, surtout, une efficacité irréprochable. Bon, on a peut-être trouvé que Total Eclipse of the Heart aurait pu être chantée d'une voix moins rauque et que le chanteur abuse du poing en l'air à la Freddy Mercury, mais ne chipotons pas avec les détails. La technique est généralement impeccable. Il en va de même pour le répertoire. Heart, The Eagles, Bryan Adams, Pat Benatar, Queen: aucune icône du rock populaire des années 1970 et 1980 n'est oubliée. À ce chapitre, Rock Story est l'endroit rêvé pour laisser échapper cette pensée quasi mythique dont l'existence garantit généralement une soirée agréable: «C'est ma toune!» Et qui n'aime pas renouer avec ses vieux souvenirs une fois de temps à autre? Pour notre part, les premiers moments de Living on a Prayer de Bon Jovi ont visé en plein dans le mille. Et on confesse également un frisson dans le bas de l'échine à la fin de Sweet Madam Blue. Eh oui. Ni chaud, ni froid De cette soirée passée à se délecter des plus grands succès rock populaires, nous retiendrons toutefois une leçon. Demander à la foule du Cabaret du Casino de se lever debout pendant un morceau n'est pas une bonne idée, comme l'a démontré l'apathie générale des gens pendant Sweet Dreams. Les quelque 100 000 billets de Rock Story vendus dans la province depuis le début de l'aventure sont une illustration parfaite de l'efficacité du spectacle. Le visage souriant des gens dans la salle à la fin de la soirée confirme cette hypothèse. Résumons. Le critique? Tiède. L'assistance? Satisfaite. Tirez vos propres conclusions. |