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Chantal Lacroix est de retour à TVA à la barre d’une nouvelle émission, La Collection. |
LA COLLECTION À TVA
Une animatrice à la mode
Dany Bouchard
18-04-2009 | 04h00
Habituée à des émissions qui font du bien, comme
Donnez au
suivant ou
S.O.S. Santé, Chantal Lacroix admet qu’il ne lui serait
jamais venu à l’idée d’animer une émission sur la mode comme
La Collection, qui prend l’antenne à TVA ce mercredi.
«Mais j’ai tellement trippé à faire
ça, ajoute-t-elle. Je me suis éclatée
en osant porter des vêtements
que je n’aurais jamais portés
autrement», confie-t-elle.
Pendant huit semaines, La
Collection met en scène dix -
designers de mode qui doivent
dessiner et confectionner des
vêtements pour des artistes
féminins du Québec, «leurs
muses».
À travers une série de mandats
et de petites épreuves
(comme confectionner des
robes en papier pour des
enfants de garderie), les
designers remportent
des prix et des privilèges.
Chaque semaine, des
juges se prononcent sur
leurs créations.
«Le jury est composé de
Marie Saint-Pierre, Isabelle
Racicot et Dick Walsh,
révèle l’animatrice. Ce sera
l’une des premières fois où l’on
entendra des juges s’exprimer
aussi franchement à la télévision
québécoise», promet-elle, en rappelant
que le grand gagnant de l’émission
décrochera à la toute fin un
contrat de 100 000$ avec La Baie en
plus de voir sa collection vendue dans
tous les magasins de la chaîne à travers
la province.
UNE COMPÉTITION «HUMAINE»
Avec Chantal Lacroix dans le
portrait, la compétition prend, on le
devine, une couleur très humaine.
«C’est une aventure humaine et les
designers ont beaucoup appris sur
eux. Il y a eu des situations où j’ai pu
leur dire: si vous croyez que ça, c’est
une embûche de la vie, bonne
chance!», confie l’animatrice.
Avec l’élimination d’un designer par
semaine, La Collection a tout d’une
télé-réalité.
«Il y a une base de ça, c’est sûr,
commence Chantal Lacroix. Les
candidats vivent à l’hôtel, ils ne
voient pas les membres de leur famille
durant l’aventure, et ils viennent tous
travailler à l’atelier. Mais à la
différence des Loft Story de ce
monde, les candidats ont quelque
chose à faire», nuance-t-elle.
Chantal Lacroix est apparue à TVA
alors que le projet de La Collection
était déjà en chantier.
«C’était super important pour moi
d’humaniser ce concept-là. J’avais
envie qu’il y ait des revirements, que
je puisse surprendre les gens. En
bout de ligne, c’est un show accessible
à Monsieur et Madame Tout-le-Monde», explique-t-elle en disant
avoir proposé une foule de modifications
qui ont toutes été acceptées
par TVA.
DE RETOUR DANS SES PANTOUFLES
Les téléspectateurs l’oublient, mais
en prenant la barre de La Collection,
Chantal Lacroix revient à TVA où
tout a commencé pour elle, après un
court passage à Météomédia.
«J’étais à la météo à Salut, bonjour!,
se souvient l’animatrice. Après, j’ai
animé La Vie à Montréal, puis Scènes
de rue. Comme il n’y avait plus
d’autres avenues pour moi à ce
moment-là, TQS m’a approchée avec
Partis pour l’été.»
Le Mouton noir a été une étape
importante dans la carrière de
Chantal Lacroix, qui n’a cependant
jamais complètement coupé les
ponts avec TVA.
«Ce n’est pas d’hier
que TVA et moi on se parle, avoue-telle.
Ça fait bon nombre d’années,
mais le timing n’était pas là. Quand
Luc Doyon (l’ancien responsable de
la programmation) était à TQS, il
me donnait une grande liberté et il
me permettait d’essayer tellement
de choses.»
«Quand la saga de TQS est arrivée,
je n’avais plus de remords à quitter
TQS», admet-elle. De retour à TVA, Chantal Lacroix
a l’impression de revenir dans «ses
pantoufles».
«Ça a été tellement facile, dit-elle.
À TVA, ce sont souvent les mêmes
personnes qui travaillent là depuis
des années. J’ai retrouvé des recherchistes,
des assistantes à la réalisation,
plein de monde qui, avant, me
demandaient constamment quand
j’allais revenir.»
La tête pleine de projets, Chantal
Lacroix travaille déjà sur deux ou
trois autres idées d’émissions pour
TVA.
«J’ai encore envie d’une télé qui
fait du bien et je me plais dans ce
genre d’émission là. Mais j’ai aussi
envie d’un autre genre d’émission,
plus éclatée, plus légère, qui n’a
peut-être pas un grand message de
société à livrer. Soit un variété-quiz
avec ma couleur, soit un magazine
«mélange des genres». Ça va jouer là-dedans», promet-elle.
- La Collection sera diffusée par TVA
le mercredi, à 20 h.
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Gros revers et vraies valeurs
Chantal Lacroix a traversé
une année plutôt difficile,
mais la maladie de sa mère
l’aide à relativiser les choses.
Il y a un an, Chantal Lacroix
a déposé une poursuite de
1458078,75$ contre le groupe
Cogeco, l’ex-propriétaire du
Mouton noir.
L’animatrice et directrice
des Productions Kenya exige
le remboursement de
846078,75$ en frais de licence
et coûts de production pour
son talk-show 90 minutes de
bonheur, en plus d’un montant
de 612000$ prévu dans
un contrat qui la lie à TQS
depuis 2005.
«Ça ne bouge pas du tout,
ça n’avance pas, dit-elle.
«J’ai réglé mon monde et
j’ai réussi à survivre à tout ça.
En fait, je me suis sorti la tête
hors de l’eau il y a à peine un
mois», confie-t-elle.
Financièrement, l’animatrice
a dû faire «des emprunts à
droite et à gauche », compter
sur son conjoint, ses parents
et la compréhension de ses
fournisseurs.
«J’ai eu la radio (elle anime
à RockDétente), et la production
d’émissions à Canal Vie»,
dit-elle.
Positive et fidèle à l’image
qu’elle projette, la femme
d’affaires regarde droit
devant.
«Ça ne me donne rien d’être
amère, dit-elle. Ça a été tough
pour tout le monde, mais on
s’est retroussé les manches.»
L’animatrice glisse au passage
que la maladie de sa mère l’a
aidée à mettre ses problèmes
en perspective.
«Ma mère combat un cancer,
confie-t-elle, mais on est dans
la bonne direction.»